Notre doyen à l’honneur
À 94 ans, Albert Flajollet continue à taper la balle dans son club de quartier de l’US Cheminots. Une activité pour le plaisir, mais aussi pour continuer… le plus longtemps possible.
Pour les prochains Jeux olympiques, ce sera difficile. Les frères Lebrun peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Pour le championnat de France, mieux vaut ne pas y compter. Et même pour les petits championnats régionaux, ça va être dur. Mais pour le plaisir, c’est carton plein pour Albert Flajollet , 94 ans, et pongiste à l’US Cheminots clermontoise depuis 2005.
Albert est évidemment le pongiste le plus âgé du club, et sans doute un des licenciés les plus vieux d’Auvergne. Et il n’a pas l’intention d’arrêter !
Il faut dire que le sport a toujours accompagné sa vie : la voile, la montagne, le ski, le canoé… jusqu’à un malheureux accident de moto à 33 ans : « Je me suis cassé une vertèbre, mais on a mis trois ans avant de s’en apercevoir ! Mais bon, je sentais bien que quelque chose n’allait pas, et pour le sport, c’était devenu compliqué. Alors j’ai évité les sports les plus violents, et plus tard, à 70 ans passés, j’ai recherché une activité encore plus douce, et j’ai trouvé le ping-pong ! »
Il s’inscrit donc à l’US Cheminots le 4 avril 2005 et en devient l’un des licenciés les plus assidus : « deux fois par semaine, tous les lundis et tous les jeudis, de 15 heures à 17 heures ».
Et pour Albert, le ping-pong devient bien plus qu’un sport : « J’ai vite pris le réflexe. Aujourd’hui, quand je tape la balle, c’est devenu un réflexe. Et travailler ses réflexes, c’est essentiel : je suis certain que si je n’avais pas fait ça, je ne pourrais plus conduire aujourd’hui ! »
Et le réflexe entraîne le réflexe : « Deux fois par semaine, je prends ma voiture près de Montjuzet, et je vais ici, à la gare. Mais je fais aussi d’autres choses : du jardinage, des échecs, du billard français… Il faut s’entretenir. »
Un incroyable effet JO !
Évidemment, Albert est devenu une petite vedette dans son club : « Tout le monde le connaît. Je ne pense pas que les autres clubs aient des licenciés pareils », confie Philippe Charrier, le président heureux : « On avait 34 licenciés l’an dernier. On en a 68 cette année ! ». Mais cette fois, Albert n’y est pour rien : l’effet Jeux olympiques a joué à fond. Pourvu que ça dure !
Rédigé par Arnaud Vernet, journal La Montagne